Commodore 64 mon 1er ordinateur
Je suis un “geek” d’informatique
Mais, qu’est-ce qu’un “geek” ? Le terme "geek" (qui se prononce "guik") vient de l’allemand "geck" (en néerlandais gek). Depuis le Moyen Âge, ce terme a toujours désigné un personnage un peu fou, malade, solitaire … Ce mot désigne aujourd’hui les férus de nouvelles technologies (informatique, Internet, gadgets technologiques, etc.).
Le “ geek “ s’explique … Et bien, maintenant que vous savez ce qu’est un “geek”, vous savez donc que je suis un passionné du PC, de la tablette, d’Internet … bref de tout ce qui touche à l’informatique. Je ne dirai jamais que je suis un spécialiste, je dirai plutôt que je suis un curieux, un “bricoleur de l’informatique”. Quand je dis “bricoleur”, je préciserai directement que je ne suis pas celui qui va vous monter ou démonter un PC, je laisse cela aux experts. Non, le “bricoleur” que je suis va essayer un logiciel par exemple de dessin, de photo, de montage vidéo, de PAO, de base de données, de programmation, de web designer… et tout cela en étant à (95%, c’est mon évaluation) un parfait autodidacte !!   En résumé, je vais me définir comme un “touche à tout” de l’informatique, un spécialiste en rien, mais un curieux en tout qui, avec ses quelques centaines (milliers ou plus) d’”heures de vol” en informatique, continue à découvrir tous les jours ce merveilleux outil qu’est l’informatique ! Dans les quelques pages qui suivent, je vais tenter de vous raconter ma petite histoire de l’informatique. J’espère que les plus anciens y retrouveront de nombreux souvenirs et que les plus jeunes se rendront compte de la formidable évolution de l’informatique en quelques années.
Calculatrice mécanique
Carte perforée
L’origine de ma passion pour l’informatique
Je pense que c’est mon grand-père, Joseph Sente  qui m’a le premier intéressé à ces machines qui calculent que l’on nomme ordinateurs. Il était en effet comptable à Huy (maison Paulus un grossiste en lainages, textiles, …) . Comme j’allais pratiquement chez mes grands-parents tous les jours, je le voyais souvent travailler le soir dans ses grands livres de comptes. Il m’impressionnait beaucoup car il calculait mentalement à une vitesse vertigineuse. Il m’a d’ailleurs appris beaucoup de “ses trucs” pour calculer, comme il disait, et je crois bien que si je ne suis pas trop mauvais en ce domaine, c’est grâce à lui ! Et que dire, alors, de cette calculatrice mécanique, semblable à celle ci-dessus, avec laquelle je faisais mes calculs. C’était autre chose que les calculettes actuelles !!!! Quel monstre, mais avec le recul, quelle machine fabuleuse et quel mécanisme merveilleux ! (voyez la vidéo ci- dessous) Et puis, il y a eu ce jour où je me suis rendu avec ma mère au magasin Paulus. Chaque fois, c’était le même scénario : pendant que maman dévalisait le magasin, j’allais retrouver mon grand-père dans son bureau ! Et ce jour-là, il m’a présenté sa nouvelle calculatrice : une machine qui calculait toute seule en mangeant des cartes perforées !! Pour moi, c’était magique C’est un peu ainsi qu’est née, chez moi, cette passion qu’est l’informatique.
L'addition est un jeu d'enfant... Une jeune demoiselle apprend ici la façon de faire des additions sur une calculatrice Brunsviga. Et elle découvre toute seule la soustraction...
Mon grand-père Joseph Sente
La calculatrice mécanique

La carte perforée

Léon ZITRONE interviewe un fabricant de machines utilisant les cartes perforées. Il explique l'utilisation de ces cartes et leur fonctionnement et fait une démonstration de perforation en direct
Mon premier ordinateur le
Ah !!! Nostalgie quand tu nous tiens !! Mon premier ordinateur a été en effet le Commodore 64. C’était au début des années 80, mais je ne me souviens plus exactement de la date (le C64 étant apparu le 3 août 1982), J’avais eu l’occasion de le tester chez un ami qui en possédait un et qui était passionné de programmation. Je dois bien avouer qu’à l’époque, je n’imaginais même pas que cela existait et était possible pour le commun des mortels. Et c’est ainsi que  je me suis retrouvé aux commandes de ce qui était à l’époque le meilleur ordinateur personnel. Il possédait des spécifications hors du commun : première machine 8 bit, un processeur cadencé à 1Mhz, 64 Ko de RAM (ne riez pas !), affichage en 16 couleurs, 40 colonnes de texte et en 320x200, stockage sur K7 ou disquettes 5 pouces 1/4, … Si vous comparez ces spécifications avec celles de votre smartphone, votre tablette ou votre PC actuel (2016), vous allez pleurer (de rire) … Et pourtant … Comme des millions d’autres personnes (j’ai lu que 22 millions de C64 avaient été vendus), c’est grâce à cette machine que j’ai découvert l’informatique, le Basic, le traitement de texte, … et vous allez me dire que j’oublie les jeux !! En effet, je dois reconnaître que vous avez raison, et que le C64 était une formidable machine à jouer ! Mais je vais vous apprendre que jouer sur un ordinateur ne m’a vraiment jamais beaucoup intéressé et c’est pour cette raison que j’avais omis de citer les jeux !! Et pourtant … Même aux commandes de la “Rolls” des ordinateurs des années 80 (C64 et drive 1541), il fallait être souvent patient pour lancer un programme ou un jeu. Ces jeux étaient stockés sur des cassettes audio ou des disquettes 5,25 pouces souples et pour les charger, c’est seulement après avoir tapé le légendaire Load “$”, 8,1… qu’ils mettaient souvent plusieurs minutes avant de démarrer. En plus de ces lecteurs de stockage, d’autres périphériques sont aussi disponibles : imprimante matricielle (j’avais une MPS 803) lente, bruyante et qui n’arrivait qu’au bout de nombreuses manipulations à écrire des accents et des cédilles, joysticks les plus divers, cartouches contenant des jeux, des langages (Simon’s Basic) , des accélérateurs (Power Cartridge), … Le C64, c’est aussi l’apparition du piratage des programmes. Qui n’a pas (re)copié, (re)vendu, échangé un logiciel, un jeu ? C’était, à l’époque, “le sport le plus pratiqué” ! Certains ont naturellement bien profité de ce commerce illégal ! Mais cela est une autre affaire … Mon utilisation du C64 Dans les années 80, ceux qui achetaient un ordinateur étaient le plus souvent des ”bidouilleurs” comme je les appelle. Et il fallait l’être pour se servir de ces machines !! Pas seulement pour, comme on dit, mettre les mains dans le cambouis en améliorant ou modifiant sa machine (ça n’a jamais été mon fort !), mais simplement pour lancer un jeu ou un logiciel !! Ce n’était pas aussi simple qu’un clic de souris (voyez la vidéo) ! Malgré ces inconvénients, j’ai souvent employé mon C64 en classe. Pour cela, je devais le transporter. J’utilisais à cet effet une espèce de plateau en bois que j’avais fabriqué moi-même. J’avais ainsi inventé le “portable avant la lettre !! :) … et appris ce que le terme déménager signifiait par la même occasion. Ce qui m’a encouragé à poursuivre l’expérience, c’est qu’il plaisait mon C64 !! Je ne compte plus les élèves qui l’ont utilisé !! Ils jouaient ?? Mais non, ils apprenaient à calculer, à lire, grâce aux nombreux petits logiciels éducatifs (programmé en Basic) que j’avais réalisés seul ou avec l’aide d’amis enseignants rencontrés lors de réunions où les passionnés d’informatique éducative  se rencontraient. C’est à cette occasion que j’ai découvert et utilisé longtemps un logiciel réalisé par un collègue qui, au départ d’un cahier de cotes, produisait des bulletins personnalisés ! Un must pour l’époque. Parallèlement à cette utilisation scolaire, j’ai naturellement poursuivi ma découverte de cette machine et des logiciels que j’utilisais : traitement de texte (Vizawrite), tableur (Multiplan) et Superbase (base de données). C’est du classique avec un ordinateur, mais à l’époque, ce n’était pas si fréquent qu’aujourd’hui. D’autres bons souvenirs datant de cette époque : une formation au langage LOGO  (celui de la tortue) dont le but était de piloter, à l’aide du C64 et  d’un programme en LOGO, un robot, une grue …. réalisée avec des Légo-Technic ! Pas fréquent non plus, surtout à cette époque ! des publicités sur un écran de télé réalisées en Simon’s Basic. Elles ont fonctionné pendant toute la fancy-fair de l’école ! toujours à la fancy-fair, j’ai imprimé des dizaines d’”horoscopes personnalisés” à l’aide d’un petit logiciel. Un beau succès !! etc…..
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Réalisation Jean-Luc Maillard - Dernière mise à jour le 20/02/2018    Jean-Luc Maillard ( 2018 )
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